A Pompéi, il y avait au moins quarante boulangeries. Elles possédaient souvent leurs propres moulins à grains actionnés le plus fréquemment par des ânes. Ces moulins étaient assez grossiers: on devait ensuite cribler la farine. On la mélangeait au levain. Puis l'on ajoutait de l'eau et du sel. On pétrissait cette masse à l'aide d'un pétrin: c'était un cylindre de pierre dans lequel on tournait un axe vertical en bois doté d'ailettes. Enfin, on amenait le pain façonné dans un four chauffé au bois avec un plateau à grand manche.
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| Ci-dessus à gauche: Moulin actionné
par un âne. Un moulin est composé de deux parties. La meta
est la partie fixe en forme de cloche. Elle repose sur une base
circulaire. Sur la meta tourne le catillus, double cône
creux. En haut, il joue le rôle de trémie, en bas, celui de meule. Une
fois la partie basse du catillus usée, on pouvait le retourner
et ainsi utiliser l'autre côté.
Ci-dessus à droite: Ancienne vue d'un moulin. Contrairement au jeu, ce moulin n'est pas neuf! Le trou dans le catillus est destiné à recevoir un levier en bois. |
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| Pétrin. La pâte était placée dans le cylindre en pierre, et des esclaves actionnaient l'axe doté d'ailettes. |
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| A gauche: Certains de nos fours à pain n'ont guère changé, si ce
n'est qu'on utilise de moins en moins le bois comme moyen de chauffage. La texture du crépi qui reçoit la lumière du soleil est remarquablement bien reconstituée. Photo de droite: Leo C. Curran, 1988. Four semblable à ceux des pizzerias italiennes actuelles. [ac880825] |
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| Ci-dessus: Le boulanger pose ses pains sur un comptoir,
prêt à les vendre. Les pains traditionnels de Campanie ont encore
aujourd'hui la
même forme.
A droite: Fresque représentant un boulanger vendant son pain. |
A. d. IV Nonas Junias anni MMI hanc paginam A. Lugrinus fecit.