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Maison pompéienne typique
(d'après la maison du Cithariste, reconstituée dans le jeu)


La maison pompéienne typique était composée de deux éléments principaux: l'atrium, d'origine italique, et le peristylium, d'origine hellénistique. A l'origine, l'atrium était le centre de la vie de la maisonnée. Ensuite, avec l'apparition du péristyle, jardin luxuriant, le centre de la vie familiale s'est déplacé vers ce nouveau lieu. La maison du Cithariste illustre parfaitement une maison pompéienne du premier siècle après J.-C.

La maison décrite ici est celle d'un riche. On le remarque par exemple aux peintures de couleur rouge qui ornent les murs: en effet, le pigment rouge, qui venait d'Extrême-Orient, était très cher. Un simple plébéien ne pouvait pas s'offrir un tel luxe.

Peu de meubles décoraient la maison, juste un bahut dans l'atrium destiné à contenir les objet précieux, un dressoir à vaisselle, quelques sièges et tables en bronze, des lits. Plutôt que les meubles, c'était des peintures qui embellissaient l'intérieur des maisons.

 

 Maison (en latin domus) élévation et plan. (pour des images et une présentation un peu plus complète de différents lieux, voir plus bas les différents articles)

On voit l'atrium (A), entouré d'alae (petites chambres servant de remises) et, plus à droite, le peristylium (B), jardin (vert) entouré d'un portique.

Entre l'atrium et le peristylium, la grande chambre ouverte de deux côtés (jaune) est une salle de réception, le tablinum. Jouxtant cette pièce, un couloir mène de l'atrium au peristylium: il s'appelle fauces (littéralement: "passage étroit, gorge, défilé").

La cuisine (culina) se trouve tout de suite à droite en entrant dans le peristylium; l'emplacement du foyer est indiqué par un petit rectangle orange. Les autres pièces entourant le jardin sont soit des cubicula (chambres à coucher) soit des salons (oecus, excedra) ou encore des salles à manger (triclinium). 

[A. Lugrinus imagines fecit]

 


 

 

Atrium

haut

L'atrium de la maison du Cithariste (ainsi que celui du dessin) est toscan, ce sont des poutres qui soutiennent les pans inclinés du toit (compluvium). A Pompéi, on trouve deux autres sortes d'atria: atrium tétrastyle, dont le compluvium est soutenu par quatre colonnes (tetares veut dire quatre en grec) et l'atrium corinthien, où plus de quatre colonnes soutiennent le compluvium

 

Coupe d'un atrium.

On voit le compluvium, qui est le toit en entonnoir.
Au-dessous, l'impluvium, bassin creusé dans le sol, est destiné à récolter l'eau de pluie (source d'eau potable).
Sous l'impluvium, on remarque une citerne qui stocke l'eau reçue par l'impluvium. Enfin, la margelle permet de puiser l'eau de la citerne (elle se trouve sur  le dessin derrière le cartibulum - table décoratrice en marbre).

Des deux côtés de l'atrium, les petites chambres ou alae servent de remises.

[A. Lugrinus imaginem fecit]

Description de l'image de synthèse (ci-dessus):

On entre dans la maison, accueilli par l'esclave portier, qui accepte ou non les visiteurs. On arrive aussitôt dans l'atrium (patio). Ce mot vient de ater (noir), car à l'origine, on faisait le feu dans dans cette partie de la maison (pièce unique de la maison originelle), ce qui en noircissait les murs.

A droite et à gauche, se trouvent des petites chambres (alae) qui servaient de remises. Au premier plan, on voit le bassin de l'impluvium, relié à une citerne souterraine qui stocke l'eau de pluie provenant du toit [voir plus haut le schéma]. Le trou dans le toit (compluvium), juste au-dessus de l'impluvium, servait à la fois à récolter l'eau de pluie, à aérer la pièce, et à l'éclairer. En effet, il n'y a que très peu de fenêtres qui ouvrent sur la rue.

Derrière l'impluvium, se trouve une table, (cartibulum) où étaient à l'origine pris les repas, mais qui est devenue une table de décoration (sur la vue de synthèse, elle est en bois; bien plus souvent, elle est en marbre, avec des pieds sculptés).

Au fond, la pièce surélevée est le tablinum, la pièce de réception du propriétaire.

 
 
 

Peristylium

haut
 
 
Description de l'image de synthèse (ci-dessus):

En passant par les fauces (corridor), on arrive au péristyle: c'est un coin de nature apprivoisée, entouré d'un portique. On y cultive des plantes vertes, mais peu de fleurs. Dès que Pompéi a pu bénéficier d'un aqueduc, les propriétaires riches ont eu la possibilité de s'offrir des fontaines dans leur péristyle.

Autour de ce jardin se trouvent les pièces utilitaires de la maison: salle à manger (triclinium), une pour l'été, une autre pour l'hiver, une bibliothèque, signe ostentatoire de la richesse, des chambres à coucher, la cuisine, des salons (exèdres), des bains, qu'on ne retrouve que chez les plus riches, puisque l'on peut se baigner à bon marché dans les bains publics.

 
 
 

Culina (cuisine)

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Description de l'image de synthèse (ci-dessus):

La cuisine était tenue par un esclave cuisinier. Il cuisait ses plats sur un foyer surélevé, dans des pots en bronze (ou en terre cuite pour les plus pauvres). Le four servait à cuire des pâtisseries, le pain étant acheté à la boulangerie.

Comme la cuisine demandait et rejetait beaucoup d'eau, les latrines (toilettes) se trouvent près de celle-ci, sur le chemin de l'égout de la cuisine.

 
 
 

Triclinium (salle à manger)

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Description de l'image de synthèse (ci-dessus):

Salle à manger. Les Romains mangeaient couchés sur des grands lits en bronze (klinai en grec; et treis, qui a donné le préfixe "tri-", veut dire trois). Un triclinium avait donc trois lits, ce qui permettait d'accueillir neuf convives. Dans certaines maisons, il y avait deux salles à manger: l'une pour l'hiver, l'autre pour l'été. Dans d'autres habitations, on trouve un triclinium dans le jardin.

La plinthe noire est ornée de petits oiseaux (prêts à être mangés?). Juste au-dessus, l'oeil du convive est charmé par des scènes maritimes, qui donnent une touche exotique et agrandissent la pièce par illusion d'optique. Remarquez aussi l'éclairage avec des lampes à huile, qui avaient le défaut d'enfumer la pièce.

 
 
 

Lararium

haut
 
 
Description de l'image de synthèse (ci-dessus):

A chaque repas, le maître de maison offrait une libation aux lares, dieux protecteurs de la maison. Ces dieux avaient leur autel (lararium, laraire) dans la maison.
Sur ce laraire, on distingue au centre le cône du Vésuve, avec à sa gauche Dionysos habillé d'une grappe de raisins. En dessous, un serpent, signe de fertilité. (voir la fresque authentique)

A gauche s'ouvre une pièce qui servait de salon ou de lieu de détente.

  

 

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Nonis Juniis anni MMI hanc paginam A. Lugrinus fecit.