Dans le jeu ne sont présentés que les thermes des hommes.
Tout d'abord, on
se déshabillait dans l'apodyterium (vestiaire), où l'on confiait ses habits à un
esclave. Ensuite, l'on se réchauffait dans le tepidarium, salle
chauffée dans ces thermes par un vaste brasero. Puis l'on entrait dans le caldarium,
salle très chaude chauffée par hypocauste (chauffage par le sol). Le sol était tellement chaud qu'on
devait chausser des sandales pour ne pas se brûler les pieds. D'un côté se trouvait
un bassin chaud, où l'on se lavait avait un strigile, sorte de cuiller qui
raclait la saleté (à l'époque, le savon n'existait pour ainsi dire pas). Si
l'on avait trop chaud, on pouvait toujours se rafraîchir de l'autre côté de
la pièce, dans le labrum, vasque où coulait en permanence de l'eau
froide. Et pour finir, on allait se plonger dans le bassin froid du frigidarium.
En plus du bain proprement dit, on faisait de la gymnastique (pugilat, lancer du
disque, ...) dans une petite palestre située juste à côté des thermes. On se
faisait masser, parfumer, épiler par des esclaves. On pouvait aussi s'adonner
à la lecture. Ces services annexes étaient souvent payants.
Il ne faut pas oublier les esclaves qui avaient pour
tâche d'apporter le bois de chauffage, de le couper, puis de l'enfourner dans
les foyers. Ces derniers esclaves surtout avaient des conditions de travail extrêmement
pénibles, dans la chaleur et la fumée.
Les cendres étaient débarrassées régulièrement et étaient ensuite utilisées
par les foulons (ouvriers qui nettoyaient et apprêtaient la laine et les
étoffes; la cendre, entre autres, était utilisée comme "lessive").
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L'apodyterium était le vestiaire. On rangeait ses habits dans des casiers en bois suspendus par des clous, gardés par des esclaves. Les bancs en pierre (à droite et à gauche de l'image) étaient autrefois recouverts de coussins et de couvertures. |
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Ci-dessus: Le relief de stuc ornant le plafond n'a pas été bien reconstitué. Par contre, on peut admirer les niches cloisonnées par des Atlantes. |
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Ci-contre: Sur cette photo, on distingue tout au fond le brasero qui servait à maintenir la température de la pièce à 25-30ƒC. |
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| A gauche: Reconstitution du jeu. | A droite: Photo de Leo C. Curran, 1988. [ac880829] |
| On voit ici le bassin chaud du caldarium, où l'on se décrassait à l'aide d'un strigile. | |
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A gauche: reconstitution du jeu. |
A droite: Photo de Leo C. Curran, 1988. [ac880828] |
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Le caldarium était chauffé de 40 à 55ƒC, avec une
humidité de 80% environ. |
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| Le bassin froid était éclairé par une petite lucarne ronde percée dans le plafond hémisphérique. Les murs étaient décorés par de la végétation luxuriante, comme pour agrandir la pièce. |
A. d. VII Kalendas Junias anni MMI hanc paginam A. Lugrinus fecit.